23 Août Dialogues européens à Skopje | Héritages et avenir européens | Du 29.09 au 02.10.2026
Du 29 septembre au 02 octobre 2026
ouverture: 29 septembre
Exposition au Musée d’art contemporain de Skopje
Mardi, 29 septembre 2026 à partir de 19h
La solidarité comme avenir
Dans le cadre de la soirée d’ouverture des Dialogues Européens de Skopje, l’exposition « La solidarité comme avenir » propose une sélection d’œuvres issues de la collection européenne du Musée d’art contemporain de Skopje, née d’un geste de solidarité internationale au lendemain du séisme de 1963. Elle interroge la manière dont un acte de solidarité peut traverser le temps et devenir un héritage culturel durable, tout en invitant à réfléchir à ce que la solidarité peut encore construire aujourd’hui. La soirée d’ouverture sera suivie d’un cocktail, offrant un temps convivial d’échange et de rencontre.
Plus d’info pour l’exposition et la collection:
Que reste-t-il d’un geste de solidarité et comment son sens se transforme-t-il au fil du temps ?
La collection française du Musée d’art contemporain de Skopje (MSU) s’est constituée dans le contexte immédiat du séisme qui a frappé Skopje en 1963. Au lendemain de la catastrophe, l’écrivain et critique d’art français Jean Cassou a lancé un appel aux artistes afin qu’ils fassent don d’œuvres en soutien à la ville de Skopje. Sous l’impulsion de Boris Petkovski, premier directeur du MSU, des liens directs ont ainsi été établis avec la scène artistique parisienne, qui constituait alors l’un des principaux foyers de la création artistique européenne et internationale.
Une attention particulière sera portée au caractère profondément international de cette collection, qui ne saurait être considérée comme une collection strictement « nationale ». Dans l’après-guerre, Paris constituait en effet un espace artistique cosmopolite, où se croisaient et dialoguaient des artistes venus de différents pays, cultures et traditions. Cette diversité fait aujourd’hui de la collection du MSU le témoignage d’une autre conception de l’Europe : une Europe de la circulation, des échanges, de la pluralité et de l’ouverture culturelle.
Un geste de solidarité internationale s’est ainsi inscrit dans la durée, devenant un patrimoine culturel vivant et l’une des composantes majeures de la collection internationale du MSU.
L’exposition réunira une sélection d’œuvres d’artistes français et internationaux liés à la scène artistique française, offrant un espace de dialogue entre passé et présent. Parmi les artistes représentés figureront notamment Victor Vasarely, Hans Hartung, Pierre Soulages, Anna-Eva Bergman, Dimitar Pandilov, Nikola Martinoski, Borko Lazeski, Bruno Talpo, Vladimir Veličković, Petar Lubarda, Justino Alves, Aleksandar Trichuljak, Vladislav Fritsch, Yannis Mihas et Francesco Sommaïni, entre autres. Leurs œuvres, conservées au sein de la collection française, ou plus largement européenne, du MSU, témoignent de la dimension résolument internationale de celle-ci.
La sélection ne se veut pas une relecture historique linéaire de la collection, mais propose de l’aborder sous un angle nouveau, à partir de plusieurs interrogations : Comment une collection née d’un geste de solidarité porte-t-elle la mémoire de l’histoire ? Une œuvre peut-elle devenir le témoignage d’un geste collectif ? Que signifie la solidarité aujourd’hui ? Et que pouvons-nous construire à partir de cet héritage de solidarité ?
Au-delà de la commémoration d’un moment fondateur de l’histoire de Skopje et du MSU, le projet entend interroger la portée contemporaine de cet héritage. Il s’agit de réfléchir à la manière dont la solidarité, au-delà du geste qui l’a fait naître, peut demeurer une valeur active dans le présent et contribuer à imaginer les fondements d’un avenir commun, plus ouvert, plus pluraliste et plus solidaire.

Histoire et
héritages partagés
Mercredi 30 septembre 2026
Histoire et héritages partagés
Cette journée interrogera la manière dont l’histoire, les mémoires et leurs héritages continuent de façonner les sociétés européennes et balkaniques. Des récits nationaux aux mémoires antifascistes, les échanges questionneront leur instrumentalisation politique, leur transmission et leur rôle dans les luttes démocratiques contemporaines. Une réflexion sur la manière de faire des héritages historiques un espace de dialogue, de compréhension et de défense des valeurs démocratiques.
Cycle de débats, rencontres et conférences
18h-19h : Débat :
L’histoire comme champ de bataille
► Lieu : Centre Innox
Participants : Anton Drobovych, directeur du Centre des droits de l’Homme et de la commémoration de la guerre à la Kyiv School of Economics ; Stefan Detchev, historien et professeur à la New Bulgarian University ; Christine Cadot, professeure de science politique à Paris 8 ; et Dalibor Jovanovski, historien et professeur à l’université de Saints-Cyrille-et-Méthode à Skopje.
Modératrice : Tamara Grncharoska, journaliste à TV Telma.
À travers les exemples européens et balkaniques, ce débat interroge la manière dont l’histoire et la mémoire collective deviennent des enjeux de pouvoir et des instruments de confrontation politique. Alors que les récits nationaux peuvent nourrir les divisions et être instrumentalisés en temps de guerre, comment préserver la vérité historique face aux discours politiques et à la propagande ? Les échanges exploreront également le rôle de la mémoire dans la construction des identités, ainsi que les possibilités de dialogue et de réconciliation autour des héritages historiques partagés.

19h30-21h00 Conférence :
Mémoires, idéologies et héritages: les mouvements antifascistes et luttes démocratiques
► Lieu : Centre Innox
Participant : Manos Avgeridis, historien et directeur des archives sociales contemporaines (ASKI).
Modération : Milica Nikolić, doctorante en anthropologie, Université de Belgrade, Ilirida Musaraj, doctorante en sociologie, Université d’Athènes, coordinatrice du programme ASKI et Lamija Muftić, docteure en droit international, Université de Sarajevo
Alors que les discours et idéologies autoritaires ressurgissent en Europe, comment les héritages des mouvements antifascistes peuvent-ils éclairer les luttes démocratiques contemporaines ? Cette conférence explorera les mémoires des résistances passées, leur transmission et leur instrumentalisation, tout en interrogeant leur rôle dans la défense des valeurs démocratiques aujourd’hui. Elle invitera à réfléchir à la manière dont ces héritages historiques peuvent nourrir les mobilisations actuelles face aux menaces qui pèsent sur les libertés et les sociétés démocratiques.

Appartenances partagées : cultiver la pluralité
Jour 2 – jeudi 1er octobre 2026
Appartenances partagées : cultiver la pluralité
Cette journée mettra à l’honneur la pluralité des voix, des identités et des formes d’engagement qui traversent les sociétés européennes. Des luttes contre les violences sexistes et LGBTQIA+phobes à la défense de la liberté d’informer, en passant par les espaces culturels indépendants et la représentation des voix invisibilisées, les échanges interrogeront les conditions d’une société plus inclusive.
Cycle de débats, rencontres et conférences
12h00-13h00 – Conversation :
Prendre soin
► Lieu : Centre culturel des jeunes (MKC)
Participants : Katy Bontinck, coordinatrice de la Maison des femmes, Emina Šehić, activiste, et Vesna Matevska, activiste de l’ONG Hera.
Face à la persistance des violences sexistes et sexuelles, comment mieux accompagner les personnes victimes et construire des espaces d’accueil adaptés à leurs besoins ? Cette conversation donnera la parole à des militantes et professionnelles engagées dans la lutte contre ces violences, afin d’explorer différents modèles de lieux d’accueil, d’écoute et d’accompagnement. Les échanges mettront en lumière le rôle de ces structures dans la reconstruction des personnes victimes, la création de solidarités et la lutte contre les violences et les discriminations.

14h00-16h00
Panel de discussion : Les mouvements LGBTQIA+ en Europe
► Lieu : Centre culturel des jeunes (MKC)
Participants : Manja Velichkovska, membre du Festival de la culture queer et du Pride Weekend à Skopje, Baton Isniqi, chef de projet à CEL Kosova, Viktória Radványi, activiste et défenseuse des droits humains, Budapest, Rojda Berent, activiste LGBTQIA+, BİL+ ( Peace for LGBTQ+ İnitiative), représentante de la Pride en Turquie.
Modération : Dushica Lazova, chercheuse, co-éditrice du portail internet Meduza et membre du Comité d’organisation de la Pride à Skopje
À travers des témoignages issus de différents contextes européens, cette table ronde explorera la diversité des expériences LGBTQIA+ et des formes de mobilisation militante. Alors que les droits des personnes LGBTQIA+ font face à des défis croissants dans plusieurs pays européens, comment les communautés queer peuvent-elles s’organiser, faire entendre leurs voix et défendre leurs acquis ? Les échanges interrogeront les stratégies de résistance face aux discriminations, à l’hostilité politique et aux menaces pesant sur les droits et la sécurité des personnes concernées, ainsi que les formes de solidarité qui peuvent se construire à l’échelle européenne.

16h30-17h45 – Débat
Toujours indépendants ? Repenser l’avenir des espaces culturels indépendants en Europe
Exposition : « Point de rupture »
► Lieu : Centre Jadro
Participants : Gjorgje Jovanovik, artiste et directeur du Centre Jadro à Skopje, Jana Jovašević, artiste et membre du U10 Art Space à Belgrade, Nicola Rotiroti, artiste et co- fondateur de l’espace Spazio Y à Rome, Ilona Demchenko, directrice de programme au Jam Factory Art Center à Lviv.
Modérateur : Melody Robine et Alessia Simonetti
Lieux de création, d’expérimentation et de rencontre, les espaces culturels indépendants offrent une visibilité à des pratiques artistiques alternatives tout en favorisant l’émergence de nouvelles formes de solidarité et d’organisation collective. Face à la précarité des financements culturels et au contrôle croissant de la création artistique, comment ces espaces peuvent-ils préserver leur liberté et assurer leur pérennité en Europe ? À travers les expériences de plusieurs espaces européens, cette discussion interrogera les défis économiques, sociaux et politiques auxquels ils sont confrontés, ainsi que leur rôle dans la vitalité de la scène artistique contemporaine. Le débat sera accompagné de l’ouverture de l’exposition collective « Point de rupture ».

18h00-19h00
Débat : Lutter contre la désinformation
entrave-t-il la liberté d’informer
► Lieu : Centre Innox
Participants : Cécile Moskovitz, secrétaire générale de la rédaction du quotidien AOC ; Ivana Vučetić, chercheuse au sein de l’association citoyenne Zasto Ne ; et Bardhyl Jashari, directeur exécutif de la Fondation Metamorphosis.
Modérateur : Filip Stojanovski, directeur des partenariats et du développement des ressources de la Fondation Metamorphosis
À l’heure où la désinformation se diffuse massivement, notamment sur les plateformes numériques, comment lutter contre les fausses informations sans porter atteinte à la liberté d’informer et d’expression ? Cette conférence propose d’interroger les mécanismes de la désinformation, les acteurs chargés de vérifier l’information et leur légitimité à distinguer le vrai du faux. Les échanges aborderont également les risques d’instrumentalisation de cette lutte à des fins de censure, ainsi que ses conséquences sur la confiance du public envers les médias et l’information.

19h30-21h00
Débat : des leaders pour
faire entendre d’autres voix
► Lieu : Centre Innox
Participants : Özlem Cekic, fondatrice de l’association Brobyggerne, Viktória Radványi, présidente de la Budapest Pride, Rojda Berent, représentant.e de la Pride en Turquie, Edis Sulejman, représentant de la communauté Rom, Ardit Ramadani, journaliste, chercheur et militant anti-corruption, Ernic Pellegrinotti, président et fondateur de l’association Generazione Europa, et Zola Chichmintseva Kondamambou.
Modératrice : Nina Stefanova (journaliste, TV Telma)
À travers une série de prises de parole, des personnalités engagées venues d’horizons divers partageront leurs expériences et leurs combats pour faire entendre les voix trop souvent invisibilisées. Lutte contre les discriminations, droits des minorités, liberté d’expression, engagement citoyen et mémoire : autant de sujets abordés par celles et ceux qui œuvrent au quotidien pour une société plus inclusive. Un temps de rencontre pour mettre en lumière des parcours singuliers et donner la parole à celles et ceux qui contribuent à faire évoluer les consciences.
Horizons partagés :
quel avenir pour l’Europe ?
Jour 3 : vendredi 2 octobre 2026
Cette journée sera consacrée aux futurs possibles du projet européen et aux aspirations de celles et ceux qui le feront vivre demain. Les échanges interrogeront l’avenir de l’Union européenne, ses frontières, son élargissement et sa capacité à construire un projet commun, tout en donnant une place centrale aux propositions des jeunes générations.
Cycle de débats, rencontres et conférences
15h-16h30
Débat « Quelle Union européenne souhaitons-nous pour demain ? »
► Lieu : Centre Innox
Où en est l’Union européenne, aujourd’hui ? Vers quels horizons partagés se projette-t-elle ? A rebours des enjeux techniques et institutionnels auxquels l’Union européenne est souvent et exclusivement associée, cette séquence propose d’aborder l’UE et sa perspective d’élargissement sous un angle anthropologique et philosophique : de 27 à 37, que signifie l’élargissement du projet européen ? les sociétés civiles européennes y croient-elles encore ?
Participants : Marko Lovec, professeur de relations internationales à la Faculté des sciences sociales de l’Université de Ljubljana, et Cyril Blondel, géographe et chercheur à l’Université de Reims.
Modérateur : Goran Petreski, journaliste chez TV Telma
Alors que l’Union européenne fait face à des défis géopolitiques, économiques et territoriaux, quel avenir pour le projet européen et les valeurs qui le fondent ? Cette discussion interrogera la capacité des Européens à faire vivre un récit commun malgré leurs différences, ainsi que les enjeux de l’élargissement, notamment dans les Balkans. Les échanges inviteront à réfléchir aux contours d’une Europe de demain, à ses frontières, à son identité et aux aspirations des nouvelles générations, dans les États membres comme dans les pays candidats.

18h30-20h00 Parlement des jeunesses européennes : quels projets de sociétés européennes ?
► Lieu : Centre Innox
Ouverture : Monika Zajkova, députée et présidente du parti libéral-démocrate macédonien
Panélistes : Andra Ibrahimi, Egzona Aruqaj, Ernic Pellegrinotti, Ivan Durgutov
Discutants : Petia Gueorguieva, Marko Lovec, Jermina Stanojev
Maîtresse de cérémonie : Marija Latinovska, journaliste à la télévision nationale macédonienne (MTV)
Quelle société les jeunes Européennes et Européens souhaitent-ils construire au-delà des institutions ? À travers cinq grands enjeux (les valeurs, le social, l’écologie, l’économie et la culture), les jeunes participants présenteront des propositions concrètes pour imaginer les contours d’une Europe plus en phase avec leurs aspirations. Cette séquence sera l’occasion de confronter leurs idées à celles de spécialistes et d’ouvrir le dialogue sur les défis et les priorités qui façonneront les sociétés européennes de demain.

clôture :
Vendredi, 02.10.2026, à partir de 20h30, Laboratorium
Dialogue musical entre
Paris et Skopje
avec DJ MILS
et DJ Darko























