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QUI SOMMES-NOUS?

V I T R I N E


QUELQUES REFLEXIONS INTIMES EN MODE FRAGMENTÉ :

                    Nous ne savons pas ce que nous faisons. On se lève le matin sans savoir ce que ça va donner. Quand on peut on choisit ses vêtements, c'est un premier agencement. C’est notre rapport à la journée qui s’écrit, notre petite première phrase. Quand je m’habille je jouis déjà avec la langue (du théâtre ?) et je me sens protégé. Une distanciation ? Le sentiment du public ? Sommes-nous des acteurs ?

                     La mode est un agencement, une disposition régulière de tissus sur soi.

                    La mode et la littérature, c’est la même famille. Nous nous habillons pour nous rendre lisibles que ce soit à Manhattan, Skopje, Bamako, Dieppe ou Ohrid.

                    En s’habillant on se montre veule et passionné.

                    La mode est un spectacle apparenté à la langue française.


REMÈDE

                    La mode est un remède contre le spleen, comme Cioran, Nietzsche ou Baudelaire.

                    Mélancolique, sans vigueur, je trouve remède à l’ennui en faisant du lèche-vitrine. La mode devient une légère variation contre le temps qui ne passe pas. J’aime la mode comme ma valise à roulettes, elle m’aide à aller moins mal.

                    Pour assouvir ses envies, on cherche « pas cher ou en solde toute l’année ». J’achète ce que je crois être le plus beau et je ne suis plus laid.

                    La mode est partout, même en dessous. Voyez les tatouages (une ancre tatouée sur l'avant-bras gauche), les piercings (un piercing porté au nombril), l’épilation (…).

                    La mode, c’est du travail et de la valeur.

                    Un journal de mode lance une vogue et c’est le défilé des mots : confection, couture, prêt-à-porter, couturier, créateur, styliste, poupée, mannequin, démodé, vieillot, rétro, ringard, défilé de mode, vitrine.


Emmanuel RIMBERT 
Directeur de l’Institut français de Skopje